Bien nourrir en vieillissant

Alimentation du chien sénior : le guide complet

Portions, choix des aliments, hydratation, poids, friandises et signaux à surveiller : tous les repères utiles pour adapter sereinement l’alimentation de votre chien sénior.

Mis à jour le 30 janvier 2026 Guide de référence, 2800 mots 9 articles liés

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Assis près de sa gamelle, un compagnon âgé attend sa portion dans la cuisine

Bien nourrir un chien qui avance en âge ne consiste pas à acheter automatiquement une recette portant la mention sénior. C’est avant tout observer son compagnon, protéger son poids de forme, maintenir son envie de manger et adapter son alimentation lorsque sa santé ou son quotidien le demandent. Certains chiens restent très actifs et gardent les mêmes besoins pendant longtemps. D’autres prennent du poids avec une activité qui diminue, deviennent plus difficiles face à leur gamelle ou ont besoin d’un accompagnement vétérinaire pour une maladie précise. Cette page vous donne une méthode claire pour faire les bons choix, sans bouleverser inutilement ses habitudes.

Comprendre les besoins nutritionnels du chien sénior

L’alimentation du chien sénior repose sur un principe simple : nourrir le chien qu’il est aujourd’hui, et non celui qu’il était il y a quelques années. L’âge civil donne un repère, mais le gabarit, la race, le niveau d’activité, la stérilisation, l’état corporel, les douleurs articulaires et les maladies éventuelles comptent tout autant. Un grand chien peut montrer des signes de vieillissement plus tôt qu’un petit chien. À l’inverse, un petit compagnon alerte peut conserver une bonne vitalité bien après son entrée dans la catégorie sénior.

Une nourriture adaptée doit en priorité être complète et équilibrée pour le stade de vie concerné. Elle apporte des protéines de bonne qualité, des matières grasses dans une quantité cohérente, des fibres, des vitamines et des minéraux. Il n’existe pas une formule universelle : réduire les calories peut être utile à un chien qui prend du poids, mais ne convient pas à celui qui maigrit. De même, diminuer fortement les protéines sans raison médicale peut être inadapté. En cas de maladie rénale, digestive, urinaire, hépatique ou endocrinienne, seul le vétérinaire peut définir l’objectif alimentaire.

Le vieillissement invite aussi à être attentif à la masse musculaire. Un chien qui perd du muscle peut sembler plus mince, même s’il conserve un poids stable. Sa silhouette, son tonus, la facilité avec laquelle il se lève et la qualité de son poil apportent des indications complémentaires à la balance. Pour replacer les changements alimentaires dans une vision globale, consultez aussi notre guide Santé et maladies du chien sénior.

Une étiquette « sénior » ne suffit pas à décider

Les recettes destinées aux chiens âgés peuvent être intéressantes, notamment lorsqu’elles sont moins énergétiques ou plus riches en fibres. Mais elles ne remplacent pas l’observation. Comparez la densité énergétique indiquée sur l’emballage, la ration conseillée pour le poids de votre chien, la composition et surtout son évolution réelle sur plusieurs semaines. Une alimentation adulte bien tolérée peut rester adaptée chez un chien sénior en forme, si la ration est pertinente et validée lors du suivi vétérinaire.

Faire le point avant de changer de croquettes ou de pâtée

Avant tout changement, établissez un point de départ. Pesez votre chien si possible sur la même balance, observez sa silhouette et notez pendant quelques jours la quantité réellement consommée. Demandez-vous aussi s’il termine sa gamelle avec plaisir, s’il réclame davantage, s’il laisse régulièrement des aliments ou s’il mâche plus lentement. Ce petit bilan évite de modifier plusieurs paramètres à la fois sans savoir ce qui fonctionne.

Il est utile de revoir les habitudes périphériques : biscuits distribués à table, friandises lors des promenades, mastication quotidienne, fond de gamelle d’un autre animal ou restes de repas. Ces apports, même modestes en apparence, peuvent déséquilibrer une ration calculée avec soin. Notre article sur l’adaptation de l’alimentation d’un chien sénior vous aide à organiser ce changement selon son profil.

Une consultation de prévention est particulièrement indiquée si votre compagnon vieillit, si son poids varie ou s’il n’a pas été examiné récemment. Le vétérinaire évalue sa bouche, sa douleur éventuelle, son état musculaire, son hydratation et les signes qui peuvent justifier des examens. Retrouvez les rendez-vous et contrôles utiles dans notre guide des soins vétérinaires du chien sénior.

Ne changez pas en même temps d’aliment, de rythme de repas et de quantité. Une seule modification à la fois permet de comprendre ce que votre chien tolère et apprécie.

Choisir entre croquettes, pâtée, ration ménagère et alimentation vétérinaire

Croquettes, pâtée et alimentation mixte peuvent toutes convenir si elles sont complètes, bien tolérées et servies dans une quantité adaptée. La meilleure option est celle qui répond aux besoins de votre chien et que vous pouvez gérer durablement. La texture a son importance chez le chien âgé : une pâtée peut être plus facile à prendre lorsqu’il a une bouche sensible, tandis que des croquettes peuvent rester très appréciées par un chien sans gêne dentaire.

La ration ménagère demande davantage de rigueur. Un mélange de viande, de riz et de légumes préparé au feeling n’est généralement pas équilibré sur la durée. Si vous souhaitez cuisiner pour votre chien, faites établir une recette précise et réévaluée par un vétérinaire formé à la nutrition. Cela est encore plus important en cas de maladie, de perte de poids ou de surpoids.

Type d’alimentation Atouts possibles chez le chien sénior Points de vigilance Pour quel profil ?
Croquettes complètes Pratiques à doser, conservation simple, coût souvent prévisible Densité énergétique parfois élevée, mastication difficile si douleur buccale Chien qui mange volontiers, sans gêne dentaire, avec ration pesée
Pâtée complète Texture souple, part importante d’eau, appétence souvent bonne Volume plus important, conservation après ouverture, coût parfois supérieur Chien difficile, peu hydraté ou gêné pour croquer
Alimentation mixte Permet de varier les textures et d’ajouter de l’humidité Les quantités des deux formats doivent être recalculées ensemble Chien en bonne santé qui apprécie les deux textures
Ration ménagère formulée Recette personnalisable, ingrédients connus Préparation exigeante, équilibre à respecter précisément Projet suivi et révisé par un vétérinaire
Aliment diététique vétérinaire Répond à un objectif médical spécifique À choisir après diagnostic, avec suivi de l’évolution Chien présentant une maladie ou un trouble identifié

Croquettes ou pâtée pour un chien sénior ?

Les deux formats peuvent convenir. Le choix dépend surtout de la tolérance digestive, de l’hydratation, de l’état de la bouche, de l’appétit et de votre capacité à mesurer précisément les portions.

Croquettes complètes

  • Faciles à peser et à conserver au quotidien.
  • Souvent pratiques pour une ration stable et un budget prévisible.
  • Peuvent être humidifiées légèrement si le vétérinaire ne s’y oppose pas.
  • À reconsidérer si le chien éprouve une douleur à la mastication ou boit peu.

Pâtée complète

  • Texture souple, souvent appréciée des chiens ayant une bouche sensible.
  • Part importante d’eau, utile pour contribuer aux apports hydriques.
  • Permet parfois de stimuler l’intérêt pour la gamelle.
  • Demande une conservation rigoureuse après ouverture et un dosage précis.

Notre lecture : Ne choisissez pas sur la texture seule. Une alimentation complète, bien tolérée et ajustée au poids de votre chien est prioritaire. Une alimentation mixte peut aussi convenir si les quantités de chaque format sont recalculées.

Évitez de choisir seulement sur la liste des ingrédients ou sur une promesse marketing. Une liste courte n’est pas automatiquement meilleure, et une recette très riche n’est pas forcément utile. La régularité, l’équilibre nutritionnel, la tolérance digestive et l’état corporel de votre chien sont des critères plus fiables.

Ajuster les portions et préserver le poids de forme

Le surpoids accentue souvent l’inconfort articulaire, la fatigue à l’effort et les difficultés de déplacement. À l’inverse, un amaigrissement involontaire mérite toujours votre attention, surtout s’il est rapide ou associé à une baisse d’appétit. La quantité imprimée sur le sac est une base générale : elle doit être affinée selon la dépense réelle de votre chien et tous les extras reçus dans la journée.

Pour évaluer sa silhouette, passez vos mains sur ses côtes. Elles doivent être faciles à sentir sous une fine couche de tissu, sans être saillantes. Vu de dessus, votre chien garde en général une taille perceptible. Vu de profil, son ventre remonte légèrement derrière les côtes. Ces repères varient selon la morphologie et le pelage, ils ne remplacent donc pas l’avis du vétérinaire. Notre dossier explique comment évaluer le poids idéal d’un chien sénior avec plus de précision.

Ce que vous observez Ajustement prudent à envisager Quand demander un avis vétérinaire
Poids stable, silhouette harmonieuse, selles normales Conservez la ration et contrôlez-la régulièrement Lors du bilan de prévention habituel
Prise de poids lente, moins d’activité, friandises fréquentes Pesez chaque repas, réduisez d’abord les extras, adaptez les portions progressivement Si le poids continue d’augmenter ou si la mobilité diminue
Perte de poids sans changement voulu Vérifiez la quantité réellement mangée et l’état de la bouche Sans attendre si elle est nette, répétée ou accompagnée d’autres signes
Faim très marquée ou chien qui fouille sans cesse Vérifiez le dosage, le rythme, les friandises et le contexte Si le comportement est nouveau ou associé à une soif accrue
Ventre tendu, fatigue, douleur au mouvement Ne mettez pas en place de régime seul Rapidement, pour identifier la cause et fixer l’objectif

La restriction brutale est à éviter. Elle peut majorer la faim, être mal vécue et ne protège pas la masse musculaire. Un programme de perte de poids se construit avec le vétérinaire, qui tient compte de la douleur, de la mobilité et des éventuelles maladies. Pour agir sans culpabiliser, découvrez nos conseils pour prévenir l’obésité chez le chien sénior.

Hydratation : un besoin à rendre facile au quotidien

L’eau participe au confort digestif, au bon fonctionnement de l’organisme et à la régulation de la température. Un chien nourri avec des croquettes dépend davantage de sa gamelle d’eau qu’un chien qui reçoit une alimentation humide. Pour autant, chaque chien a ses préférences : eau fraîche renouvelée souvent, bol large, plusieurs points d’eau dans le logement ou eau proposée après une sortie peuvent encourager une bonne prise de boisson.

Laissez toujours de l’eau propre à disposition, y compris la nuit. Nettoyez les récipients régulièrement et choisissez un bol stable, facile d’accès sans se pencher excessivement si votre chien est raide. Ajouter une part de pâtée complète ou humidifier légèrement les croquettes peut convenir à certains chiens, à condition de ne pas laisser la nourriture ramollie trop longtemps à température ambiante.

Une soif qui augmente franchement, des urines plus fréquentes, une baisse d’appétit ou une perte de poids ne doivent pas être attribuées simplement à l’âge. Notez ce que vous observez et contactez le vétérinaire. Pour mieux comprendre les gestes utiles, lisez notre article sur la meilleure hydratation du chien sénior.

Organiser les repas, la mastication et les friandises

Fractionner la ration en deux ou trois repas peut améliorer le confort de certains chiens séniors, notamment s’ils digèrent mieux de petites quantités ou semblent impatients devant une unique gamelle. D’autres conservent un bon équilibre avec deux repas. L’essentiel est la régularité et le respect de la quantité totale sur vingt quatre heures.

Installez la gamelle dans un endroit calme, sur un sol stable, loin des passages et de la concurrence d’autres animaux. Si votre chien souffre d’arthrose ou baisse difficilement la tête, demandez au vétérinaire si la hauteur de gamelle doit être adaptée. Une douleur dentaire peut aussi rendre le repas compliqué : aliments qui tombent de la bouche, mastication d’un seul côté, haleine inhabituelle ou évitement des croquettes sont des signaux à prendre au sérieux.

Les friandises ont leur place dans la relation et l’éducation, à condition d’être comptées. Prélevez idéalement une partie de la ration quotidienne pour récompenser votre chien, ou choisissez de petites bouchées adaptées à sa taille. Les produits à mâcher sont parfois caloriques et ne conviennent pas à tous les chiens, notamment s’ils ont une dentition fragile ou avalent vite. Consultez notre guide pour choisir des friandises adaptées au chien sénior.

Un changement dans la manière de manger mérite également d’être observé, même s’il paraît discret. Un chien qui mange soudainement très vite, trie sa nourriture, réclame de manière inhabituelle ou perd tout intérêt pour son repas exprime parfois un inconfort. Retrouvez les situations à distinguer dans notre article sur les changements de comportement alimentaire chez le chien sénior.

Aliments à éviter et compléments : privilégier la sécurité

L’alimentation humaine ne répond pas toujours aux besoins du chien et certains aliments lui sont toxiques. Ne donnez jamais de chocolat, raisin sous toutes ses formes, oignon, ail, poireau, xylitol, alcool, pâte levée crue ou os cuits. Les aliments très gras, très salés, épicés ou sucrés peuvent aussi provoquer des troubles digestifs et ne sont pas adaptés à son quotidien. Les restes de table ont tendance à déséquilibrer rapidement les apports.

Les légumes ne sont pas indispensables lorsqu’un aliment complet est bien choisi, mais certains peuvent être proposés en petites quantités, cuits nature et intégrés à la ration globale. Ils ne doivent ni remplacer l’aliment principal, ni servir à masquer une perte d’appétit. Notre article détaille les types d’aliments à éviter chez le chien sénior.

Les compléments alimentaires ne sont pas automatiques. Huiles, poudres, probiotiques, plantes ou produits pour les articulations peuvent interagir avec un traitement, être redondants avec l’aliment ou ne pas correspondre à la situation de votre chien. Leur intérêt dépend du diagnostic, du produit choisi et de la dose. Faites le point avec le vétérinaire avant d’ajouter quoi que ce soit, puis consultez notre dossier sur les compléments bénéfiques pour le chien sénior.

Repérer les signaux qui justifient une consultation

La plupart des petits écarts isolés, comme une gamelle boudée après une journée très chaude ou un repas pris plus lentement, peuvent avoir une explication simple. Ce qui compte est la répétition, l’intensité et l’association avec d’autres changements. Tenir un carnet avec la date, l’aliment distribué, la quantité consommée, les selles et le poids rend la consultation plus utile.

Signe observé Ce que vous pouvez faire immédiatement Niveau de vigilance
Appétit un peu diminué sur un repas, chien alerte Proposez de l’eau, surveillez le repas suivant, évitez les changements multiples À observer sur une courte durée
Selles molles après un nouvel aliment Stoppez l’accélération de la transition, gardez une ration simple Demandez conseil si cela persiste ou s’aggrave
Difficulté à croquer, aliments laissés, mauvaise haleine Observez sans manipuler douloureusement la bouche Prenez rendez-vous pour un examen bucco dentaire
Perte de poids, faim inhabituelle ou prise de boisson accrue Notez les quantités, le poids et la fréquence des urines Consultez sans tarder
Vomissements répétés, grande fatigue, douleur, refus de boire ou de manger N’imposez ni aliment ni complément Contactez rapidement un vétérinaire ou le service adapté

L’activité adaptée reste un allié précieux pour préserver le poids, l’appétit et le moral. Il ne s’agit pas de demander un effort intense à un chien âgé, mais de maintenir des sorties régulières et compatibles avec ses capacités. Retrouvez des idées dans notre guide Activité et stimulation du chien sénior.

Alimentation thérapeutique, maladies et suivi vétérinaire

Un aliment diététique peut être proposé dans le cadre d’une affection identifiée, par exemple une maladie rénale, des troubles urinaires, une pathologie digestive, une intolérance alimentaire, un surpoids important ou certaines situations métaboliques. Il ne s’agit pas d’une simple croquette « plus saine », mais d’un outil nutritionnel qui répond à un objectif médical. Son choix, la quantité servie et la durée d’utilisation relèvent du vétérinaire.

Dans ce contexte, évitez de mélanger librement plusieurs aliments, d’ajouter des restes ou de multiplier les friandises. Ces écarts peuvent empêcher l’évaluation du régime ou contredire son objectif. Demandez au vétérinaire quelles récompenses sont compatibles, comment gérer les traitements et à quel rythme contrôler le poids ou les analyses.

Aliment sénior du commerce ou régime diététique vétérinaire ?

Un aliment sénior accompagne le vieillissement général. Un régime diététique répond à une situation médicale identifiée et nécessite un suivi professionnel.

Aliment complet pour chien sénior

  • Convient à un chien âgé en bonne santé, selon son activité et sa condition corporelle.
  • Peut aider à ajuster les calories ou les fibres selon la recette choisie.
  • Se sélectionne en observant la tolérance, l’appétit et le poids.
  • Ne traite pas une maladie précise par lui-même.

Aliment diététique vétérinaire

  • Répond à un objectif clinique établi après examen vétérinaire.
  • Peut nécessiter une alimentation stricte, avec friandises compatibles seulement.
  • Doit être réévalué selon le poids, les symptômes et parfois les résultats d’examens.
  • Les modalités de remboursement éventuel dépendent du contrat d’assurance.

Notre lecture : Dès qu’une maladie est suspectée ou diagnostiquée, le vétérinaire décide si un régime spécifique est utile. Ne remplacez pas un aliment thérapeutique par une recette sénior standard sans son accord.

Faire le lien avec l’assurance santé animale

L’alimentation courante, les croquettes habituelles, la pâtée et les friandises restent le plus souvent des dépenses du quotidien. Certains contrats peuvent toutefois prévoir une participation à des frais vétérinaires liés à une maladie, comme les consultations, analyses, examens, médicaments ou soins, selon les garanties choisies, les plafonds, les exclusions et les délais applicables. Les aliments diététiques prescrits ne sont pas systématiquement pris en charge : il faut vérifier précisément les conditions du contrat avant de compter sur un remboursement.

L’intérêt d’une assurance santé animale se mesure donc d’abord dans la capacité à faire face aux soins vétérinaires imprévus ou réguliers qui peuvent accompagner le vieillissement. Avant toute souscription, lisez les règles d’éligibilité selon l’âge, les exclusions de pathologies antérieures, le délai de carence, le taux de remboursement et le plafond annuel. Notre page sur les garanties de l’assurance chien sénior vous aide à examiner ces points sans les confondre avec le budget alimentation.

Pour comparer les niveaux de protection proposés pour votre chien, vous pouvez demander un premier devis d’assurance chien sénior et examiner les garanties à tête reposée. Si votre situation évolue ou si vous souhaitez confronter plusieurs options, comparez des devis adaptés à un chien de plus de 7 ans, sans oublier que les conditions d’acceptation varient selon les contrats.

Mettre en place un suivi alimentaire simple et durable

Une alimentation réussie est rarement le résultat d’une décision unique. C’est une routine souple, réévaluée quand votre chien change. Gardez une photo de sa silhouette tous les deux ou trois mois, pesez les portions, contrôlez son poids régulièrement et faites le point au moindre changement durable. Ces gestes prennent peu de temps et apportent des informations concrètes au vétérinaire.

Préparez une petite fiche avec le nom exact de son aliment, la quantité quotidienne, la fréquence des repas, les friandises, les compléments éventuels et les traitements. Lors d’une consultation, ces détails évitent les approximations. Si votre chien vit avec plusieurs personnes, affichez la ration journalière dans un endroit discret afin que chacun sache ce qui a déjà été donné.

Enfin, adaptez la nourriture avec patience, jamais dans l’urgence sauf indication vétérinaire. Votre chien sénior a surtout besoin de repères stables, d’une gamelle accessible, d’eau disponible et d’une attention régulière. C’est cette observation bienveillante qui permet d’ajuster son alimentation au bon moment, sans transformer chaque repas en source d’inquiétude.

Questions fréquentes sur alimentation

?À quel âge faut-il passer à une alimentation pour chien sénior ?

Il n’existe pas d’âge identique pour tous les chiens. Les grands gabarits vieillissent souvent plus tôt que les petits. La décision dépend surtout de l’évolution du poids, de l’activité, de la dentition, de la digestion et du bilan vétérinaire. Une recette portant la mention sénior peut être utile, mais elle n’est pas obligatoire si l’alimentation actuelle reste adaptée.

?Un chien sénior doit-il manger moins de protéines ?

Pas systématiquement. Les protéines participent notamment au maintien de la masse musculaire. Une réduction ou un ajustement spécifique peut être indiqué pour certaines maladies, mais il doit alors être décidé par le vétérinaire. Chez un chien sénior en bonne santé, on recherche avant tout une alimentation complète, bien tolérée et adaptée à sa condition corporelle.

?Combien de repas donner à un chien âgé ?

Deux repas quotidiens conviennent à beaucoup de chiens. Certains sont plus confortables avec trois petits repas, surtout s’ils digèrent difficilement de gros volumes, ont un petit appétit ou semblent affamés entre les repas. La quantité totale de la journée reste le point essentiel.

?Comment réagir face à une perte d’appétit chez mon chien sénior ?

Un refus peut venir d’une lassitude, mais aussi d’une douleur dentaire, d’une nausée, d’un trouble digestif, d’une maladie ou d’un inconfort général. Évitez de multiplier immédiatement les aliments très riches ou les restes de table. Vérifiez qu’il boit, observez son état général et prenez conseil auprès du vétérinaire si le refus persiste ou s’accompagne d’autres signes.

?Puis-je ajouter des légumes à la gamelle de mon chien sénior ?

Certains légumes cuits nature peuvent être proposés en petite quantité, à condition d’être compatibles avec votre chien et de ne pas déséquilibrer sa ration. Ils ne remplacent pas un aliment complet. Évitez les préparations salées, assaisonnées ou contenant oignon, ail ou poireau, et demandez l’avis du vétérinaire en cas de régime médical.

?L’assurance santé animale rembourse-t-elle les aliments diététiques ?

Cela dépend du contrat. L’alimentation habituelle est généralement considérée comme une dépense courante. Certains contrats peuvent prévoir des dispositions particulières, mais un aliment diététique prescrit n’est pas automatiquement remboursé. Consultez les garanties, exclusions, plafonds et conditions applicables avant de vous engager.

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